Comment estimer les dépenses engendrées par un employé pour l’employeur ?

Le salaire net représente la rémunération que le salarié reçoit sur son compte bancaire à la fin du mois en échange de son travail et de ses efforts. Cependant, cette somme ne reflète pas l’ensemble des dépenses engagées par l’employeur. Le salaire super-brut, quant à lui, correspond au véritable montant que l’entreprise doit débourser pour rémunérer l’un de ses employés. Alors, comment peut-on calculer le coût total d’un salarié pour l’employeur ? Quelles charges l’entreprise doit-elle prendre en compte ? Voici quelques éclaircissements.

Qu’est-ce que le salaire brut ?

Le salaire super-brut, également connu sous le nom de salaire brut chargé, englobe divers éléments financiers liés à la rémunération d’un employé. Il comprend le salaire net de l’employé, auquel s’ajoutent les charges salariales, les charges patronales et les cotisations sociales à la fois pour l’employé et l’employeur. En d’autres termes, il représente la somme totale que l’employeur doit investir pour rétribuer un salarié en échange de son temps de travail.

Les mentions du salaire net, du salaire brut et du salaire chargé sont obligatoires et apparaissent sur la fiche de paie.

En résumé, le salaire super-brut comprend :

  • Le salaire net ;
  • Les cotisations sociales salariales ;
  • Les cotisations sociales patronales.

Quelles sont les charges patronales et combien coûtent-elles ?

Les charges patronales sont calculées en fonction du salaire brut mensuel du travailleur, représentant un pourcentage variant entre 25 et 45 % du salaire brut. Elles comprennent des cotisations reversées à l’URSSAF, telles que l’Assurance maladie (7,30 %), les allocations familiales (3,45 % à 5,25 %), l’assurance vieillesse (1,90 %), l’accident du travail et les maladies professionnelles (taux variable), ainsi que le fonds de financement des organisations professionnelles (1 %). Les cotisations à Pôle Emploi pour la protection en cas de perte d’emploi ont un taux minimum de 4 %. Les autres charges patronales incluent la cotisation au fonds national d’aide au logement (0,10 % pour les entreprises de moins de 20 employés), les cotisations retraite, les abonnements aux transports publics des salariés, la contribution à la formation professionnelle (0,55 % pour les entreprises de moins de 11 salariés, 1 % pour plus de 11 salariés), et le forfait social (taux de 20 %) couvrant les plans d’épargne salariale.

Pourquoi connaître le salaire super-brut d’un salarié ?

Pour les salariés, d’après Rivalis avis est que l’information concernant le salaire chargé n’est pas essentielle, car elle n’a pas d’impact direct sur eux. Cependant, pour l’entreprise, le salaire super-brut offre une estimation du budget prévisionnel nécessaire pour embaucher de nouveaux collaborateurs ou envisager des augmentations.

Le montant du salaire chargé varie en fonction de plusieurs éléments tels que le temps de travail, le statut du salarié, son ancienneté, ses avantages, ainsi que la présence ou non d’une rémunération variable.

Ainsi, en collaboration avec son comptable et/ou expert-comptable, l’entreprise peut prendre la décision d’embaucher ou non du personnel, déterminer si un contrat à durée déterminée (CDD) est nécessaire, fixer sa durée et le nombre d’heures de travail hebdomadaire, ou encore envisager une embauche en contrat à durée indéterminée (CDI).

Le coût d’un salarié varie donc en fonction du salaire brut convenu pour l’exécution des missions de travail. En fonction de ce salaire brut, qui est négocié lors du processus de recrutement, l’entreprise est en mesure de calculer les charges à payer aux différents organismes français. Ainsi, elle peut déterminer précisément le coût total du recrutement.

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