Cash on Delivery à Paris : Next Terra International prépare une nouvelle approche de la livraison du dernier kilomètre
Dans le e-commerce, la livraison du dernier kilomètre reste l’une des étapes les plus sensibles de la chaîne logistique. Une commande peut avoir traversé plusieurs pays, être passée par les douanes et avoir été préparée correctement dans un entrepôt, mais l’expérience du client dépend finalement beaucoup des dernières heures précédant la remise du colis.
La problématique devient encore plus complexe lorsqu’il s’agit de Cash on Delivery, ou paiement à la livraison. Dans ce modèle, la réussite de la livraison conditionne directement l’encaissement de la commande.
C’est précisément sur ce sujet que Next Terra International prépare actuellement une nouvelle offre dédiée à Paris et à sa proche périphérie. Après plusieurs mois de tests et de préparation opérationnelle, l’entreprise souhaite développer un service de livraison du dernier kilomètre spécifiquement adapté aux flux e-commerce utilisant le paiement à la livraison.
Pourquoi le Cash on Delivery reste pertinent en 2026
Le paiement à la livraison pourrait sembler appartenir à une génération plus ancienne du commerce en ligne.
Pourtant, il continue d’occuper une place importante sur plusieurs marchés européens et internationaux.
Certains consommateurs restent réticents à saisir leurs coordonnées bancaires avant d’avoir reçu leur commande. D’autres sont davantage habitués à régler au moment de la livraison.
Pour les e-commerçants, proposer le Cash on Delivery peut donc faciliter l’accès à certains marchés et réduire une partie des freins à l’achat.
Next Terra International considère d’ailleurs encore le COD comme un outil stratégique pour l’e-commerce transfrontalier. L’entreprise souligne notamment son rôle dans la confiance, la conversion et le développement sur certains marchés européens.
Le véritable défi intervient ensuite : une commande passée ne représente un chiffre d’affaires réel que si le colis est effectivement livré et le paiement collecté.
Paris impose des contraintes particulières au dernier kilomètre
Livrer dans une grande métropole comme Paris nécessite une organisation différente de celle d’une livraison dans une zone moins dense.
Immeubles sécurisés, codes d’accès, absence du destinataire, circulation, difficulté de stationnement ou contraintes horaires peuvent multiplier les causes d’échec.
Pour les flux COD, chaque tentative infructueuse est encore plus sensible puisque le transporteur ne peut pas simplement déposer le colis dans un point sécurisé.
Le destinataire doit généralement être présent pour recevoir la commande et réaliser le paiement.
C’est pour répondre à cette problématique que Next Terra International à Roissy-en-France travaille actuellement sur une approche plus flexible du dernier kilomètre.
L’entreprise se situe à proximité de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, un emplacement cohérent avec son activité de transport international, de dédouanement, de stockage et de fulfillment e-commerce.
Des créneaux de livraison plus précis pour augmenter les chances de succès
L’une des caractéristiques annoncées du futur service concerne les créneaux de livraison.
Next Terra International prévoit notamment de proposer une livraison dès le lendemain, du lundi au samedi, avec la possibilité de sélectionner des fenêtres de livraison de cinq heures.
Cette logique vise à réduire l’une des principales causes d’échec : l’absence du destinataire.
Un consommateur qui sait que son colis arrivera dans une plage horaire plus précise peut plus facilement organiser sa présence.
La livraison le samedi représente également un avantage important pour les personnes qui ne sont pas disponibles à domicile pendant la semaine.
Dans le cadre du COD, cette flexibilité peut directement améliorer le taux de livraison réussie.
Appeler le destinataire avant chaque tentative
La technologie ne suffit pas toujours à résoudre les problèmes du dernier kilomètre.
Dans certaines situations, un simple contact humain peut éviter une livraison manquée.
Le dispositif annoncé par Next Terra International prévoit ainsi que le chauffeur appelle le destinataire avant chaque tentative.
Si le client ne répond pas, un SMS doit ensuite être envoyé.
Cette démarche semble simple, mais elle peut être particulièrement utile dans les grandes villes.
Le destinataire peut préciser un code d’entrée, indiquer qu’il arrive dans quelques minutes ou prévenir le chauffeur d’une difficulté particulière.
Pour le transporteur, l’objectif est de donner à chaque colis la meilleure chance possible d’être remis dès la première tentative.
Plusieurs modes de paiement directement à la porte
Le Cash on Delivery ne signifie plus nécessairement paiement en espèces uniquement.
Dans la nouvelle organisation présentée par Next Terra International, le règlement pourra être réalisé par carte bancaire, espèces ou chèque directement lors de la livraison.
Cette diversité répond à une réalité assez simple : plus le nombre d’options proposées au destinataire est large, moins le moyen de paiement risque de devenir lui-même un obstacle à la remise du colis.
Pour les e-commerçants, cela permet aussi d’envisager le COD comme un véritable mode de paiement plutôt que comme une solution réservée aux espèces.
Cette modernisation peut contribuer à rendre le modèle plus compatible avec les habitudes actuelles des consommateurs.
Le suivi des livraisons devient essentiel
Un autre enjeu du COD concerne la visibilité donnée au marchand.
Lorsqu’un colis n’est pas livré, l’e-commerçant doit pouvoir comprendre pourquoi.
Le client était-il absent ? L’adresse était-elle incorrecte ? L’accès à l’immeuble était-il impossible ? Le destinataire a-t-il refusé le colis ?
Sans cette information, il devient difficile d’améliorer les prochaines livraisons.
Le nouveau dispositif annoncé prévoit donc un suivi des tournées en direct, une preuve de livraison documentée et des motifs précis lorsque la remise n’a pas pu avoir lieu.
Pour une entreprise e-commerce qui gère plusieurs centaines ou milliers de commandes, cette donnée peut devenir particulièrement importante.
Elle permet d’identifier les causes récurrentes d’échec et éventuellement d’adapter les processus de confirmation de commande ou de contact client.
Le COD ne s’arrête pas à la collecte du paiement
L’un des sujets parfois sous-estimés concerne la restitution des montants collectés.
Lorsqu’un chauffeur encaisse un paiement au nom d’un marchand, toute une chaîne administrative doit ensuite permettre de rapprocher les commandes, les colis et les sommes encaissées.
Next Terra International prévoit notamment un reporting COD hebdomadaire et une restitution plus rapide des fonds collectés.
Cette organisation est essentielle pour les e-commerçants.
Le paiement à la livraison crée en effet un décalage supplémentaire entre la commande, la livraison puis la réception effective du chiffre d’affaires.
Plus le suivi est clair, plus il devient simple de gérer la trésorerie et de rapprocher les paiements des commandes correspondantes.
Une offre qui s’intègre dans une chaîne logistique plus large
Le dernier kilomètre ne constitue qu’une partie de l’activité de Next Terra International.
Créée en 2013, l’entreprise est spécialisée dans l’organisation du transport et les solutions logistiques à destination notamment des flux B2B et B2C e-commerce.
Son offre couvre notamment le transport international aérien, maritime et routier, le dédouanement, la représentation fiscale, le stockage, la gestion des stocks, le fulfillment, le Pick & Pack, la livraison du dernier kilomètre et la gestion des retours.
Cette approche permet de gérer une grande partie du parcours du produit depuis son arrivée en Europe jusqu’à la livraison au consommateur final.
Pour les entreprises étrangères souhaitant vendre en France ou dans plusieurs pays européens, la capacité à regrouper ces différentes étapes auprès d’un même opérateur peut simplifier fortement la chaîne logistique.
Roissy comme point stratégique pour les flux internationaux
L’implantation de Next Terra International à Roissy-en-France n’est pas anodine.
Le siège de l’entreprise se trouve au 7 rue du Meunier, à proximité directe de Paris-Charles-de-Gaulle.
Cette position facilite notamment la prise en charge des marchandises arrivant par voie aérienne avant leur entrée dans le circuit logistique français ou européen.
Un flux e-commerce international peut ainsi suivre plusieurs étapes successives : transport vers la France, formalités douanières, transfert vers l’entrepôt, stockage, préparation de commande puis livraison finale.
Dans cette organisation, la qualité de la dernière étape dépend directement de la coordination de tout ce qui la précède.
C’est également l’une des raisons pour lesquelles les acteurs du fulfillment cherchent aujourd’hui à proposer des solutions logistiques intégrées plutôt qu’une succession de prestations indépendantes.
Le retour des colis reste un enjeu économique important
Toutes les commandes ne peuvent évidemment pas être livrées.
Dans le COD, cette réalité peut avoir un coût particulièrement important.
Un colis refusé ou non réclamé doit généralement revenir vers l’entrepôt, être contrôlé puis éventuellement réintégré au stock.
Chaque retour génère du transport et des opérations supplémentaires.
Dans le service actuellement annoncé, Next Terra International indique vouloir supprimer les frais de retour liés aux colis qui n’ont pas pu être livrés.
Pour les marchands utilisant fortement le paiement à la livraison, ce type de mécanisme peut avoir une influence réelle sur le coût logistique par commande réussie.
La mesure de la performance ne repose donc pas seulement sur le prix d’une expédition, mais sur le coût total nécessaire pour obtenir une livraison effectivement encaissée.
Le dernier kilomètre devient un enjeu de conversion
Le e-commerce a longtemps séparé deux sujets : le marketing d’un côté et la logistique de l’autre.
Cette frontière devient de moins en moins pertinente.
Un consommateur peut avoir été convaincu par une publicité, avoir ajouté un produit à son panier et avoir confirmé sa commande, mais l’entreprise n’a pas encore terminé son travail.
Dans un modèle Cash on Delivery, la conversion réelle se termine à la porte du client.
La qualité du transporteur, la communication avant la livraison, la flexibilité des horaires et la facilité du paiement influencent directement cette dernière étape.
C’est ce qui rend particulièrement stratégique la logistique du dernier kilomètre pour les entreprises utilisant le COD.
Une nouvelle étape pour Next Terra International
Le service présenté ces dernières semaines n’est pas encore décrit comme un simple élargissement géographique.
Il correspond davantage à une spécialisation de l’offre autour d’une problématique précise : augmenter la réussite des livraisons COD à Paris et dans les communes environnantes.
Pour Next Terra International, cette approche s’inscrit logiquement dans une activité déjà fortement orientée vers le fulfillment et les flux e-commerce internationaux.
Elle complète également son appartenance au UNIQ Fulfillment Network, un réseau international de spécialistes du fulfillment auquel l’entreprise fait référence dans ses communications.
Le lancement annoncé montre surtout une évolution plus large du secteur.
La logistique e-commerce ne consiste plus uniquement à transporter un colis du point A au point B. Elle doit désormais prendre en compte le comportement du destinataire, ses disponibilités, les moyens de paiement et la circulation de l’information entre le transporteur et le marchand.
Dans le cas du Cash on Delivery, cette précision opérationnelle devient encore plus importante.
Pour Next Terra International, l’objectif affiché est ainsi relativement clair : transformer le dernier kilomètre en une étape mieux contrôlée, afin d’augmenter les chances qu’une commande internationale devienne effectivement une livraison réussie et encaissée.
