Comment mettre en œuvre une démarche de prévention des risques professionnels ?

S’organiser, travailler ensemble, ce sont là les deux maîtres-mots lorsqu’il s’agit de prévenir les risques professionnels dans l’entreprise. En découle donc un travail d’organisation et de suivi, essentiel à toute démarche de prévention, au même titre que la priorisation et la planification des actions à mettre en œuvre. Le tout doit être agrémenté d’un suivi régulier, l’objectif étant de s’assurer de l’efficacité des actions entreprises.

Prévenir les risques en travaillant en mode projet

Adopter le travail en mode projet s’avère particulièrement efficace pour aligner les actions des divers acteurs impliqués dans la prévention, qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise. En effet, cette méthodologie, empruntée au monde du management de projet, apporte une cohérence indispensable à l’ensemble des initiatives de sécurité. Il convient toutefois de noter que la mise en place d’un mode projet peut nécessiter des ressources significatives, dont les petites structures ne disposent pas toujours. La solution ? Pour les gestionnaires de très petites et petites entreprises (TPE), l’adaptation à cette approche peut se traduire par des méthodes plus souples, moins formelles, mais tout aussi efficaces.

Mobilisation des ressources internes pour une prévention efficace

A ce niveau, la direction et l’encadrement jouent un rôle central : ils doivent non seulement croire en cette démarche, mais également la défendre, la promouvoir et garantir les moyens nécessaires à sa pérennité. De même, les représentants du personnel, tels que le Comité Social et Economique (CSE) et la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT), ainsi que les services de prévention en santé au travail, doivent être activement impliqués dans ce processus. Notez toutefois que chaque salarié de l’entreprise a un rôle à jouer, de l’identification des risques à l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’actions de prévention. En effet, il faut que chacun, selon son niveau et ses prérogatives, participe activement à la mise en place et au respect des mesures de prévention, et signale toute difficulté ou obstacle rencontré.

Soutien et collaboration

Lorsqu’il s’agit de renforcer leur démarche de prévention des risques professionnels, les entreprises peuvent compter sur le conseil et l’expertise d’organismes spécialisés, au premier rang desquels les CARSAT, les ARACT ou encore les comités régionaux de l’OPPBTP. A travers divers dispositifs dédiés, ces entités ont la capacité d’accompagner les entreprises dans leur démarche : programmes d’information, formation-action, réunions de sensibilisation, partage de méthodes et d’expériences d’autres entreprises… Pour leur part, les TPE et PME ont à leur disposition une autre option intéressante, à savoir le regroupement au sein de leur branche ou organisation professionnelle, ou via les chambres de commerce et d’industrie (CCI), et d’autres réseaux actifs dans le secteur. Malheureusement, on sait tous la difficulté que peuvent avoir les entreprise pour prendre le temps de participer à des formations ou des ateliers, même gratuits. Reste donc la possibilité de recourir à des organismes privés mais fortement spécialisés sur ce secteur d’activité comme EVRPS par exemple. Cela permettra de dégager du temps et surtout d’arriver à concrétiser la démarche tout en s’assurant que les employés sont correctement avertis et protégés. Bien évidemment, cette démarche protègera également l’employeur vis à vis de ses responsabilités sur l’établissement du DUERP.

Quels outils pour le mode projet ?

Vous envisagez un plan d’actions de prévention ? Eh bien sachez que la réglementation impose des outils spécifiques, au premier rang desquels le document unique d’évaluation. Pour autant, l’évaluation des risques est loin d’être une science exacte, variant au gré du regard et de la position de chacun dans l’entreprise. Pour aller au-delà de ces différences de perception, plusieurs méthodes entrent en jeu, notamment celle de l’amélioration continue : organiser des réunions régulières avec les équipes pour débattre et peaufiner les actions de prévention, ou encore utiliser un outil d’évaluation spécifique pour la gestion de la santé et de la sécurité.

Ce n’est pas tout : aujourd’hui, beaucoup d’entreprises misent sur le retour d’expérience, car en le formalisant, elles en tirent des mines d’informations, applicables dans d’autres secteurs ou fonctions. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’analyse a posteriori d’un accident de travail… La méthode de l’arbre des causes, par exemple, est une véritable loupe pour examiner les événements et en comprendre les racines, permettant ainsi de mettre en place des mesures correctives adaptées.

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